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- LA TOUR D'AUVERGNE: ecrivain soldat,noble breton et écrivain -

Né le 23 novembre1743 à Carhaix( chateau de kergoat) et mort le 27 juin Juin 1800 à Oberhausen (Bavière) LA TOUR D'AUVERGNE est un militaire celtisant français et premier grenadier des armées françaises.À la sortie du collège des Jésuites à Quimper, il choisit l'armée (vers 1765 ?) alors que son père voulait qu'il devienne avocat
Prétendant descendre d'un demi-frère ou d'un fils illégitime de Turenne ,sans qu'on puisse vraiment savoir comment, il ajouta à son nom celui de La Tour d'Auvergne en 1771, après avoir obtenu d'un descendant du duc de Bouillon un courrier attestant d'une souche commune.Il passa ensuite au service de l'Espagne, où il fit preuve de sa valeur militaire, il sauva la vie à un officier espagnol. Le roi d'Espagne lui accorda une décoration qu'il accepta.
 A la Révolution française Il rallia les armées de la République française et fut promu capitaine de grenadiers en 1792. Lazare Carnot, ministre de la guerre, dit de lui qu'il était « le plus brave parmi les braves ». Dans l’ancien régiment de Bretagne, le 46e régiment d’infanterie, il servit dans les armées révolutionnaires de Savoie et dans l’armée des Pyrénées orientales, où il commandait toutes les compagnies de grenadiers formant l'avant-garde et appelées colonnes infernales.Ses loisirs étaient consacrés à des méditations ou à des travaux littéraires. Il était appelé  à tous les conseils de guerre, il fit constamment le service de général sans vouloir jamais le devenir. 
Malade, il quitta l'armée, s'étant embarqué après la paix avec l'Espagne pour se rendre dans sa province, il fut pris en 1794 par un corsaire britannique alors qu'il rentrait chez lui : le voilier sur lequel il avait embarqué à Bayonne à destination de Brest fit naufrage au large de Camaret, et La Tour d'Auvergne fut fait prisonnier par une escadre britannique en même temps que l'équipage. On voulut le forcer à quitter sa cocarde ; mais la passant à son épée jusqu'à la garde, il déclara qu'il périrait plutôt en la défendant.
Il fut interné sur des pontons dans le sud-ouest de l'Angleterre. Durant son internement, il se consacre à l'écriture d'un dictionnaire français-celtique. Il fut libéré en 1797.
À son retour en France, il se rend à Paris, où il apprit qu'un de ses amis nommé Le Brigant, vieillard octogénaire, venait d'être séparé de son jeune fils (le seul encore en vie) par la réquisition ; il se présenta aussitôt au Directoire, obtint de remplacer le jeune conscrit qu'il rendit à sa famille. Il rejoignit l'armée en tant que simple soldat afin de servir à la place du jeune fils de son ami. Il se rendit célèbre par son courage et sa modestie.fut élu membre du Corps législatif, après le 18 brumaire, mais refusa de siéger, en disant : Je ne sais pas faire des lois, je sais seulement les défendre, envoyez-moi aux armées. . Il refusa plusieurs promotions et fut alors nommé « premier grenadier de la République » par Napoléon Bonaparte.
 Il mourut en juin 1800 au soir de la bataille d’Oberhausen, en Autriche d’un coup de lance dans le cœur. Son corps enveloppé de feuilles de chêne et de laurier fut déposé au lieu même où il fut tué. On lui éleva un monument. On sait que son cœur embaumé était précieusement conservé par sa compagnie, et qu’à l’appel par son régiment jusqu’en 1814, le plus ancien sergent répondait au nom de La Tour d’Auvergne : Mort au champ d’honneur. Ce cœur fut ultérieurement déposé aux Invalides. Sa dépouille fut transférée au Panthéon de Paris en 1889 lors des cérémonies du centenaire de la Révolution française.Une statue en bronze sculptée par le baron Carlo Marochetti a été érigée à Carhaix-Plouguer le 27 juin 1841.
 Œuvre pour la langue celtique La Tour d'Auvergne fut également un celtisant (il semble qu'on lui doive les mots "menhir" et "Dolmen" inspiré du breton), amateur d'antiquités gauloises et étudiant les langues celtiques (principalement le breton), notamment avec l'avocat Le Brigant (archéologue à ses heures), que les spécialistes du XXe siècle Guyonvarc'h et Françoise Le Roux qualifieront tous deux de celtomanes (mouvement qui allait éclore de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle, avant que les études scientifiques ne remplacent ce type de travaux). Parallèlement à sa carrière militaire il rédigea un dictionnaire polyglotte où il comparaît 45 langues avec le bas-breton.  



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